Un stade payé par immigrants investisseurs?

L’avocat Dominic Therrien, du cabinet Miller & Thompson, propose une stratégie de financement pour le moins audacieuse pour un nouveau stade de baseball à Montréal: solliciter les immigrants investisseurs.

«En ce moment, il existe un programme d’immigration pour immigrants investisseurs au Québec, qui ne suffit pas à la demande. Il y a des milliers de riches immigrants qui veulent venir au Québec, mais qui sont rebutés par des quotas, a-t-il expliqué sommairement, lundi. Je suggère donc la modification législative suivante: on pourrait ajouter un nouveau programme d’immigration temporaire pour immigrants investisseurs. Ce programme durerait seulement trois ans et le gouvernement demanderait une contribution financière non remboursable de 225 000 $ à 620 investisseurs par année.

«Sur trois ans, un tel programme rapporterait une somme totale de 511 millions $. Je suggère d’appliquer ces mesures temporaires en 2015, 2016 et 2017, alors dans un scénario idéal, on pourrait commencer à financer le stade à partir de 2015.»

Si l’idée est intéressante, l’homme ne sait pas si le gouvernement pourrait être réceptif.

«Je me suis seulement attardé au stade, car on le sait, sans stade, il n’y aura pas de baseball, a-t-il dit. Pour l’instant, ma démarche est purement intellectuelle. Il y a un brassage d’idées, un débat, mais je n’ai pas eu de discussions avec les instances gouvernementales.»

Si jamais un tel mode de financement était mis en place dans l’optique de la construction d’un nouveau stade, Montréal se baserait par ailleurs sur certains précédents.

«Il y a des précédents, et c’est ça qui est intéressant, a insisté Dominic Therrien. L’aréna des Nets de Brooklyn, dans l’État de New York, a été construit en partie avec des fonds recueillis par un programme équivalent aux États-Unis.»

Des Afghans «trahis» par Ottawa.

(KANDAHAR, Afghanistan) Après avoir risqué leur vie aux côtés des troupes canadiennes pendant une décennie de guerre, des travailleurs afghans attendent toujours que le Canada respecte son engagement et facilite leur immigration au pays.

Ces hommes – des civils – travaillaient comme traducteurs, ouvriers ou encore aides-cuisiniers. Conscient des dangers auxquels ils s’exposaient – certains voient actuellement leur vie menacée par les talibans -, le gouvernement canadien a créé en octobre 2009 un programme spécial d’immigration qui devait permettre aux travailleurs afghans de bénéficier d’un traitement de faveur pour ces services rendus. Ils pouvaient obtenir un visa spécial qui accélérerait le traitement d’une demande d’immigration.

Le programme a pris fin le 31 juillet 2011 à la suite de l’interruption de la mission de combat du Canada, mais les Afghans souhaitant profiter du programme avaient jusqu’au 12 septembre de la même année pour soumettre une demande. Selon les données fournies par Citoyenneté et Immigration Canada, près de 800 demandes ont été reçues (incluant les proches des civils employés par le Canada). Le Ministère n’a pas voulu préciser combien d’Afghans ayant postulé étaient toujours coincés dans leur pays.

Sentiment de trahison

Assis devant une tasse de thé dans le jardin de l’hôtel de Kandahar City où La Presse l’a convié, Aziz, 28 ans, raconte son histoire et demande à ce qu’on écrive son véritable nom. «Les talibans commençaient à revenir en force à Kandahar et je savais que les troupes étrangères auraient besoin des services d’interprètes qui connaissent la langue et la culture afghanes. J’ai donc décidé de faire ma part pour aider mon pays», explique-t-il.

Son premier contrat avec les troupes canadiennes consiste à assister la police militaire pour l’interrogatoire de prisonniers. À la suite de ce contrat d’une dizaine de jours, il se joint à une équipe de militaires qui entraîne et supervise les troupes afghanes dans la province de Kandahar. Puis, en mai 2007, il est engagé par l’équipe qui coordonne et gère les projets de reconstruction dans la même province.

Il y est resté jusqu’à la fin de son contrat avec les Forces canadiennes, en mai 2011. Dès lors, il cherche à se rendre au Canada, se sentant déjà en danger. On lui remet alors une lettre devant garantir son émigration.

Près de trois ans plus tard, Aziz attend toujours ce visa qui garantirait sa sécurité et celle de sa famille. Émigrer au Canada, dit-il, est pour eux une question de vie ou de mort.

«À plusieurs reprises, des motards masqués m’ont suivi depuis ma sortie du camp canadien quand j’y travaillais. Et il est toujours difficile de compter sur l’aide de la police, je ne leur fais pas confiance», dit celui qui doit depuis fuir périodiquement Kandahar pour se réfugier chez des amis dans des provinces à des centaines de kilomètres de la ville ou encore au Pakistan. Sa famille a également dû se réfugier chez ses beaux-parents qui habitent une demeure fortifiée aux frontières de la ville de Kandahar.

«Je me sens constamment épié. J’ai peur quand je vois quelqu’un me fixer alors qu’il parle au téléphone.»

Ce ne sont pas aux contribuables de payer pour la réunification des familles, de dire le ministre Kenny.

OTTAWA — Ce sont les familles des immigrants et non les contribuables qui devraient être tenus de soutenir la réunification des familles au Canada, selon le ministre de l’Emploi, Jason Kenny.

Le ministre a défendu vendredi la nouvelle mesure de son gouvernement, qui rendra plus difficile pour les immigrants qui arrivent au pays en vertu du Programme de parrainage de parents et de grands-parents, de se qualifier pour le Supplément de revenu garanti qui est versé aux personnes âgées les plus pauvres.

Présentement, les immigrants qui sont parrainés doivent résider au Canada pendant 10 ans pour être éligibles pour la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti.

Le gouvernement va proposer de prolonger à 20 ans la période d’attente avant de pouvoir soumettre une demande pour le Supplément de revenu garanti. La période d’attente pour demander la Sécurité de la vieillesse serait toujours de 10 ans.

La mesure est contenue dans le projet de loi d’exécution du dernier budget.

François Legault veut freiner l’immigration.

(Joliette) François Legault estime qu’il faut freiner le nombre d’immigrants au Québec et «revoir les critères» au moment où le taux de chômage des nouveaux arrivants «récents» est de 11,5 %.

«À court terme, ce serait une erreur de laisser les valves ouvertes comme elles sont là», a dit le chef de la Coalition avenir Québec devant des membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain ce matin.

«On est passé de 30 000 à 45 000 à 55 0000 immigrants. Ils s’en viennent tous à Montréal. C’est un demi-million sur 10 ans. Il faut les intégrer pour leur bien et pour notre bien à nous autres.»

Par «mieux intégrer», M. Legault cite notamment la reconnaissance des diplômes.

«Il devrait aussi y avoir accompagnement individuel. Des rencontres avec des employeurs potentiels,  reconnaître ce qu’ils ont appris ailleurs dans leur pays», a-t-il énuméré. «Le taux de chômage est de 11,5 % chez les immigrants récents. On a besoin de revoir les critères.»

Immigration: payer pour la réunification des familles ?

OTTAWA – Ce sont les familles des immigrants et non les contribuables qui devraient être tenus de soutenir la réunification des familles au Canada, selon le ministre de l’Emploi, Jason Kenny.

Le ministre a défendu vendredi la nouvelle mesure de son gouvernement, qui rendra plus difficile pour les immigrants qui arrivent au pays en vertu du Programme de parrainage de parents et de grands-parents, de se qualifier pour le Supplément de revenu garanti qui est versé aux personnes âgées les plus pauvres.

Présentement, les immigrants qui sont parrainés doivent résider au Canada pendant 10 ans pour être éligibles pour la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti.

Le gouvernement va proposer de prolonger à 20 ans la période d’attente avant de pouvoir soumettre une demande pour le Supplément de revenu garanti. La période d’attente pour demander la Sécurité de la vieillesse serait toujours de 10 ans.

La mesure est contenue dans le projet de loi d’exécution du dernier budget.

Legault dénonce les «vannes ouvertes» en immigration.

(Montréal) Québec ferait erreur de «laisser les vannes ouvertes» en matière d’immigration, a affirmé le chef caquiste François Legault, vendredi matin.

Un gouvernement de la Coalition avenir Québec donnerait un coup de frein à l’immigration le temps de mieux arrimer les critères d’admission aux besoins des entreprises.

«À court terme, ce serait une erreur de laisser les vannes ouvertes comme elles sont là», a déclaré M. Legault, qui prenait la parole devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Le chef caquiste a fait valoir que le taux de chômage est de 11,5% chez les immigrants récents, ce qui est beaucoup plus élevé que le taux de 7,8% à l’échelle de la province.

Selon lui, les nouveaux arrivants auront plus de facilité à s’intégrer si ceux qui sont admis ont les compétences qui correspondent aux besoins du marché du travail.

Immigration. Le Québec acceptera 70% de dossiers en moins à partir du 1er Avril 2014

Les nouvelles règles concernant le nombre maximal de demandes qui seront reçues par le Ministère de l’Immigration et des Communautés du Québec (MICC), dans la catégorie des Travailleurs Qualifiés du Québec viennent enfin d’être publiées !

Ces dernières rentreront en vigueur à partir du 1er Avril 2014 et seront applicables jusqu’au 31 Mars 2015.

Moins de CSQ en 2014-2015

D’ici quelques jours, le Programme régulier des Travailleurs Qualifiés du Québec acceptera seulement un maximum de 6 500 demandes de Certificat de Sélection du Québec (CSQ). Ce qui est près de 70% moins qu’entre le 1er Aout 2013 et le 31 Mars 2014 où le quota de demandes accepté avait été fixé à 20 000. Les objectifs du gouvernement en matière d’immigration permanente sont donc revus à la baisse.

Ces changements tant attendus confirment la volonté du gouvernement québécois de limiter et sélectionner encore davantage le nombre d’immigrants accepté annuellement dans la province en évoquant pour raisons majeures : le fort désir de traiter plus rapidement les demandes en attente et la nécessité de réduire les délais de traitement.

Dès que le quota des 6 500 demandes aura été atteint, toutes les demandes suivantes seront retournées. D’août à décembre 2013, près de 7000 candidatures avaient été reçues par le MICC alors que les quotas étaient de 20 000. En cinq mois le cap des 6 500 avait été dépassé. Si le rythme des candidatures réceptionnées suit cette cadence en 2014-2015, le cap devrait être atteint d’ici la fin de l’été 2014…

André Beaudoin rend hommage à André Drouin.

(Shawinigan) Lors d’un point de presse qu’il tenait mercredi sur l’identité québécoise et sur la façon dont les immigrants devraient se comporter au Québec, le candidat péquiste dans Laviolette, André Beaudoin, a tenu à remercier André Drouin d’Hérouxville qui, a-t-il déclaré, «a eu le courage d’initier ce débat ici-même dans la région».

M. Beaudoin a demandé à tous les électeurs de Laviolette de compléter le travail amorcé en votant pour le seul parti qui veut véritablement régler cette question: le Parti québécois.

Selon le candidat, il est urgent que les immigrants qui sont de plus en plus nombreux à venir peupler le Québec sachent qui sont les Québécois et quelles sont les caractéristiques qui les identifient clairement s’ils veulent réussir leur immigration.

«Les immigrants savent que les Québécois sont accueillants mais ils doivent faire un choix éclairé s’ils décident de venir vivre ici», a-t-il prévenu. À ceux qui prétendent qu’affirmer ces propres valeurs est un acte de fermeture, M. Beaudoin répond «qu’au contraire, c’est une question de respect de soi».

Par ailleurs, le candidat péquiste a soutenu que parler d’immigration, c’est aussi s’occuper d’économie, car toutes les discussions provoquées par les demandes d’accommodement raisonnable génèrent des pertes de temps et monopolisent beaucoup d’énergie, ce qui pourrait être évité avec une charte de la laïcité, assure-t-il.

Il en donne comme preuve le temps de prière réclamé par les musulmans, plusieurs fois par jour. «Dans les pays musulmans, la vie s’arrête le vendredi après-midi et la prière est faite sept fois par jour. Au Québec, on est encore dans l’ordre des accommodements raisonnables, à cause du petit nombre, mais on voit des pays, comme la France, qui sont pris avec cette réalité. Le petit nombre est devenu important alors qu’on a déjà accepté l’accommodement (pour la prière). Ça devient un acquis incontournable et ça crée des problèmes d’ordre économique et social importants. J’estime qu’il est fondamental qu’on règle ce problème-là en temps opportun pendant qu’on n’est pas aux prises avec ces réalités de façon aussi importante.»

L’aspirant député insiste, «il est normal de demander à l’autre d’avoir assez d’ouverture pour reconnaître les traits qui caractérisent les gens qui l’accueillent». Il soutient par ailleurs que sa vaste expérience de voyage à l’étranger l’a convaincu que les immigrants cherchent surtout à vivre dans un état laïc et neutre et à pratiquer leur religion dans des lieux privés.

Le Québec doit «s’ouvrir davantage», croit Jean Charest.

L’ancien premier ministre du Québec Jean Charest souhaite que le Québec et le Canada s’ouvrent davantage aux talents étrangers au moment où de grands pays occidentaux agissent en sens inverse.

M. Charest prenait la parole hier devant la Chambre de commerce française au Canada. Son discours traitait des étapes à franchir dans la mise en oeuvre de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (UE).

Dans son discours, M. Charest a souligné l’importance pour le Québec et le Canada de figurer sur l’itinéraire des travailleurs mobiles étrangers.

«C’est de cette façon que nous allons nous démarquer des autres économies. Alors que la France, l’Angleterre et les États-Unis sont en régression sur leur politique d’immigration, nous devrions faire exactement le contraire, ouvrir davantage et aller chercher la main-d’oeuvre qu’il nous faut pour construire une économie qui est encore plus forte», a-t-il dit.

M. Charest était invité dans le cadre de la seconde Convention d’affaires Canada-France, qui favorise les échanges entre les entreprises de part et d’autre de l’Atlantique.

«Avec le vieillissement de la population, les pays développés et en voie de développement ont besoin de main-d’oeuvre. Dans cinq ans, il va y avoir une course effrénée pour aller chercher de la main-d’oeuvre qualifiée et même de la main-d’oeuvre non qualifiée», a poursuivi l’ancien premier ministre, qui n’a pas répondu aux questions des journalistes après l’événement.

Le Québec a accueilli plus de 50 000 immigrants par an depuis 2011. En 2013, le gouvernement péquiste a revu les critères de sélection des immigrants, a plafonné le nombre de demandes à traiter et a abaissé légèrement les cibles d’immigration. Le gouvernement projette d’accueillir entre 49 500 et 52 500 immigrants en 2014, selon le plan d’immigration. Une nouvelle politique sur l’immigration est en préparation.

D’après M. Charest, associé au cabinet McCarthy Tétrault depuis sa retraite de la politique, l’entente de libre-échange encourage l’immigration en créant une plate-forme qui améliore l’attrait du Canada et du Québec comme terres d’accueil des travailleurs étrangers.

Fin juillet

L’entente de principe a été annoncée l’automne dernier. Les négociations menant au texte final doivent se terminer au printemps. Des enjeux restent à négocier dans les services financiers, l’investissement et la production de fromages. «La compensation [à verser aux producteurs canadiens] et la période de mise en oeuvre sont toujours en discussions», a précisé M. Charest.

Le texte juridique final en anglais et en français sera disponible fin juillet. Ensuite, le document sera traduit dans les 21 autres langues officielles européennes, un processus qui pourrait prendre de 6 à 8 mois.

Ukraine : le Canada au coeur de la révolte.

Après l’Ukraine et la Russie, le Canada est le pays au monde qui héberge la plus importante population d’origine ukrainienne. En visite à Kiev ce samedi 22 mars, le Premier ministre canadien Stephen Harper l’a rappelé : plus d’un million de descendants d’immigrants ukrainiens vivent au Canada. Une diaspora d’origine économique, mais aussi politique, qui continue à s’investir dans les événements qui agitent sa patrie d’origine. 

Des steppes d’Ukraine aux grandes prairies canadiennes, des contreforts des Carpates aux collines du Manitoba, les immigrants Ukrainiens se sont concentrés dans les régions rurales de l’Ouest et du centre canadien. « Dans certaines régions du Canada, pendant très longtemps, il était impossible d’être élu contre les représentants de la diaspora ukrainienne… » explique Nina Bachkatov, spécialiste de l’espace post-soviétique et éditrice du site Inside Russia and Eurasia (lien en anglais). Et puis au fil du temps, des communautés urbaines d’Ukrainiens ont essaimés un peu partout sur le territoire, notamment au Québec.

D’où venaient-ils ? Difficile de retracer les premières décennies de l’immigration ukrainienne au Canada, puisque le terme « Ukrainien » ne commence à apparaître sur les formulaires de recensement qu’en 1931 – auparavant, les immigrants d’Ukraine s’identifiaient comme russes, ou polonais. On sait toutefois qu’elle remonte aux années 1890, lorsqu’une poignée de familles venues de Galicie fondèrent la colonie d’Edna Star, dans l’Alberta – aujourd’hui, 20 % de la population y est encore d’origine ukrainienne. Puis ils se sont installées aux alentours, dans une région décrite en ces termes bucoliques par C. W. Speere, agent d’immigration de son état : 

Des paysages vallonnés, bien irrigués par des rivières aux lits riches et profonds — ils sont aussi abondamment boisés, même si les incendies ont laissés une grande quantité de bois sec… De vastes pans de terres splendides et d’excellente qualité, comme celles des Galiciens d’Edna, sont encore disponibles pour la colonisation.

Mais le grand promoteur de l’immigration ukrainienne fut le professeur Joseph Oleskiw qui, dans les années 1890, organisa la venue au Canada de milliers de familles issues de Cisleithanie, Galicie, Bucovine… La plupart choisirent l’Ouest canadien en raison de ses riches terres agricoles

A ces premières vagues d’immigration, d’autres ont succédé : « Tous ceux qui ont fui la soviétisation après 1917, mais aussi des collaborateurs national-socialistes partis après la Seconde Guerre mondiale, » explique Nina Bachkatov. D’où le caractère majoritairement conservateur et anticommuniste de la diaspora ukrainienne en Amérique du Nord. « Elle reste très active, très nationaliste et entretient son influence via de puissantes associations d’Ukrainiens de l’étranger, » insiste Nina Bachkatov. Une influence palpable place Maïdan, pendant les mois de protestation qui ont précédé la chute de l’ex-président Viktor Ianoukovitch, notamment à travers la présence des manifestants les plus âgés et les plus nationalistes.