Un an d’angoisse pour les Fofana-Trottier.

(Trois-Rivières) Un an après avoir reçu la terrible nouvelle que Abou Fofana allait être déporté vers sa Côte-d’Ivoire natale, pratiquement rien n’a progressé dans le dossier de la famille Fofana-Trottier si bien qu’elle vit toujours à Trois-Rivières dans une angoissante et totale incertitude.

«C’est invivable. Je suis en train de virer folle. Le gouvernement du Canada me donne le choix entre élever seule nos trois enfants ou encore déménager en Côte-d’Ivoire et refaire notre vie», lance sa femme Geneviève Trottier, visiblement exaspérée de l’attitude du gouvernement fédéral qui refuse d’accorder le statut de résident permanent à l’Ivoirien de 32 ans qui habite au pays depuis six ans.

Principalement, Citoyenneté et Immigration Canada refuse d’accéder à la demande d’Abou Fofana puisqu’il le soupçonne d’avoir participé à des crimes de guerre pendant le terrible conflit civil qui a ravagé la Côte-d’Ivoire depuis 2002. On l’accuse d’avoir entretenu des liens et d’avoir été rémunéré par les Forces nouvelles, considérées comme les forces rebelles pendant le conflit.

De son côté, l’ébéniste de formation se défend d’avoir participé à quelque crime que ce soit. Il explique avoir été simplement payé pour construire des hangars en plus d’avoir agi comme agent à un poste frontalier.

Déchirant compte à rebours

Le 29 mai 2013, un déchirant compte à rebours s’était amorcé alors que Mme Trottier était enceinte de jumeaux. Le scénario était bien défini et le billet d’avion était prêt. Abou Fofana allait quitter le Canada le 20 juin.

Or, un mystérieux imbroglio entre les ministères des Affaires étrangères du Canada et de la Côte-d’Ivoire a empêché la déportation du père de famille. M. Fofana avait néanmoins été détenu, en attente d’une nouvelle date de départ. Quelques jours plus tard, il a été relâché et son sursis dure depuis près d’un an.

En fait, la Côte-d’Ivoire refuse d’émettre un titre de voyage pour accueillir M. Fofana puisqu’il rejette les motifs d’expulsion évoqués par le Canada. Comme ce sont les forces rebelles qui ont pris le pouvoir dans le pays africain, ils estiment injustes les soupçons pesant sur l’Ivoirien.

Une fois le suris obtenu, la famille Fofana-Trottier priait ensuite pour que sa demande logée à la Cour d’appel soit entendue, dans l’espoir que l’homme de 32 ans puisse plaider en faveur de l’obtention de son statut de résident permanent.

Vers la fin du mois de novembre, une très brève lettre est toutefois venue mettre fin à tout espoir. «C’est une question de temps avant qu’il ne soit déporté. Il n’y a plus rien à faire», se désole Mme Trottier.

Entre-temps, deux petits bouts de chou sont venus s’ajouter à la famille. Le 4 août, les jumeaux Kassim et Nabintou ont rejoint le petit Adama dans les bras de leurs parents. Évidemment, le moment a été rempli d’émotions car il n’était pas acquis que Abou demeure au pays suffisamment longtemps pour assister à leur naissance.

Depuis, toute la famille file le parfait bonheur… ou presque. L’épée de Damoclès qui leur pend au-dessus de la tête ne partira probablement jamais.

Réfugiés syriens : le haut-commissaire de l’ONU interpelle le Canada.

Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, demande l’aide du Canada afin de trouver une terre d’accueil pour 100 000 réfugiés syriens.

M. Guterres est présentement au pays, dans le cadre d’une tournée occidentale. Il a rencontré le ministre canadien de la Citoyenneté et de l’Immigration Chris Alexander à Ottawa. Il espère obtenir une réponse positive du Canada, même si au terme de cet entretien, le bureau du ministre s’est contenté de rappeler les engagements déjà existants du Canada.

Ottawa s’était déjà engagé à accueillir 1300 Syriens avant la fin de 2014, mais selon le Conseil syro-canadien, mais seulement quelques réfugiés sont arrivés au pays. Il aimerait que le Canada et d’autres pays démontrent leur solidarité internationale en acceptant plus de réfugiés syriens.

Selon M. Guterres, la situation des réfugiés a beaucoup évolué au cours des derniers mois et il estime qu’il y a urgence d’agir. « Avant Genève 2, on avait espoir d’avoir une résolution politique. Maintenant, on pense que ça va durer.

Le transfert de réfugiés de la Syrie, aux pays autour, était un instrument de protection, mais devient un instrument de stratégie fondamentale », a-t-il dit en entrevue à l’émission 24/60.

Le Liban et la Jordanie subissent un impact économique et social important en accueillant tous ces réfugiés, a dit le haut-commissaire, rappelant qu’il était important pour la communauté internationale de démontrer leur solidarité.

À l’heure actuelle, plus du quart des habitants du Liban sont des réfugiés de la Syrie. Plus d’un million d’entre eux sont inscrits auprès du Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’ONU.

Réfugiés syriens: l’ONU demande la collaboration du Canada.

La crise syrienne qui dure pousse le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) à repenser son programme de réinstallation et à revenir frapper à la porte d’Ottawa.

Le haut commissaire Antonio Guterres a rencontré le ministre canadien de la Citoyenneté et de l’Immigration, mercredi, dans le cadre d’une tournée qui le mène en Europe, aux États-Unis et au Canada, à la recherche d’un refuge pour 100 000 Syriens.

M. Guterres dit attendre une réponse positive du ministre Chris Alexander.

Lorsque l’UNHCR cherchait des pays pour 30 000 réfugiés syriens, le Canada avait accepté d’en accueillir 1300, mais on est encore très loin du compte.

M. Guterres affirme qu’il est maintenant urgent de partager le fardeau des pays voisins de la Syrie. Le programme de réinstallation a donc été révisé à la hausse afin de se montrer solidaire de ces pays.

100 000 réfugiés syriens:le Haut Commissariat demande au Canada de faire sa part.

OTTAWA – La crise syrienne qui dure pousse le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) à repenser son programme de réinstallation et à revenir frapper à la porte d’Ottawa.

Le haut commissaire Antonio Guterres a rencontré Chris Alexander, ministre canadien de la Citoyenneté et de l’Immigration, mercredi, dans le cadre d’une tournée qui le mène en Europe, aux États-Unis et au Canada, à la recherche d’un refuge pour 100 000 Syriens.

Jeudi matin, M. Guterres convoquait la presse pour exposer ses besoins.

«Nous espérons qu’il y aura, le moment venu, une réponse positive», a-t-il dit, refusant de préciser le nombre de réfugiés qu’il voudrait que le Canada accueille.

Le député néo-démocrate Paul Dewar, qui a lui aussi rencontré M. Guterres, dit que les attentes du haut commissaire sont élevées.

«Il a dit qu’il est venu ici (…) pour soulever la question avec le Canada parce qu’il pense que nous pouvons en faire plus», a relaté le député à sa sortie des Communes.

M. Dewar croit que le Canada pourrait accueillir 5000 des 100 000 réfugiés syriens qui quitteraient le Proche-Orient.

Au bureau du ministre Alexander, on ne semblait pas très accueillant.

Dans un courriel, la directrice des communications du ministre s’est contentée de rappeler les engagements passés du Canada, engagements pris lorsque l’UNHCR demandait à la communauté internationale de trouver de la place pour 30 000 réfugiés syriens.

«Nous nous sommes engagés à réinstaller 1300 Syriens d’ici la fin de 2014, dont 1100 places allouées pour le parrainage privé de réfugiés», a écrit Codie Taylor.

«Nous avons commencé à réinstaller les Syriens les plus vulnérables et travaillons activement à remplir nos engagements existants», a-t-elle ajouté dans ce courriel.

Selon le Conseil syro-canadien, aucun de ces 1300 réfugiés promis avant la fin de cette année ne serait encore au Canada. Les 200 réfugiés parrainés par le gouvernement canadien n’auraient pas encore traversé l’Atlantique. Pour ce qui est des parrainages privés, ils seraient presque impossibles à réaliser.

«Les obstacles sont énormes», a raconté Faisal Alazem dans une entrevue téléphonique. Les délais sont trop longs, selon lui, et les exigences financières imposées aux parrains sont trop élevées.

Daniel Therrien est choisi par Harper comme nouveau commissaire à la vie privée.

OTTAWA – Un sous-procureur québécois du ministère de la Justice a été choisi pour être le prochain commissaire à la protection de la vie privée par le premier ministre du Canada Stephen Harper.

La nomination de Daniel Therrien doit être approuvée par des résolutions de la Chambre des communes et du Sénat avant d’être officielle. M. Therrien prendrait la relève de la commissaire par intérim, Chantal Bernier, qui a elle-même remplacé Jennifer Stoddart en 2013.
Présentement sous-procureur général adjoint du portefeuille de la Sécurité publique, de la Défense et de l’Immigration, au ministère de la Justice, M. Therrien a travaillé pour plusieurs autres agences fédérales. Admis au Barreau du Québec en 1981, il a amorcé sa carrière d’avocat au ministère du Solliciteur général, au Service correctionnel du Canada et à la Commission nationale des libérations conditionnelles. De 1990 à 2001, il a occupé le poste d’avocat général principal et de directeur aux Services juridiques — Citoyenneté et Immigration — du ministère de la Justice.

M. Therrien a ensuite occupé le poste de directeur général à la Direction générale de la politique de protection des réfugiés d’Immigration Canada. En 2002, il a assumé le rôle de gestionnaire, stratégie juridique et droit international au cabinet du sous-ministre adjoint, portefeuille de la Citoyenneté et de l’Immigration du ministère de la Justice. Il occupe le poste de sous-procureur général adjoint, portefeuille de la sécurité publique, de la Défense et de l’Immigration au ministère de la Justice depuis 2005.

M. Therrien a participé aux négociations sur les principes de la protection des renseignements personnels entre le Canada et les États-Unis dans le cadre de l’entente sur le périmètre de sécurité.

Le commissaire à la vie privée veille à ce que les agences gouvernementales et les compagnies privées respectent les lois fédérales de respect de la vie privée et traite les plaintes du public sur de possibles violations.

Projet de loi en immigration : les opposants sont «hypocrites», dit le ministre.

OTTAWA – Le ministre fédéral de l’Immigration, Chris Alexander, a accusé, mercredi, les opposants au projet de loi controversé du gouvernement conservateur de faire preuve de «pure folie et d’hypocrisie» à la veille d’un vote aux Communes.

M. Alexander a soutenu à La Presse Canadienne que les libéraux et les néo-démocrates étaient «déconnectés» de la population, qui reconnaît, elle, l’«immense valeur» de la citoyenneté canadienne et l’importance de protéger son intégrité.

Le ministre a été encore plus cinglant à l’endroit d’avocats de l’immigration, qui tentent, selon lui, de «mousser leurs activités en promouvant les intérêts de terroristes condamnés et de criminels, au détriment de la sécurité des Canadiens».

Le projet de loi C-24 «renforçant la citoyenneté canadienne» propose une série de réformes au système d’immigration. Il devait se rendre, plus tard mercredi, en deuxième lecture — signifiant essentiellement une entente de principe.

Selon les changements proposés, la citoyenneté canadienne pourrait être révoquée pour les gens ayant une double citoyenneté et qui sont condamnés pour terrorisme, haute trahison, espionnage, ou qui ont pris les armes contre le Canada. De plus, les résidents permanents condamnés pour ces actes ne pourraient plus demander la citoyenneté canadienne.

M. Alexander a déjà dit que ces règles s’appliqueraient seulement aux gens traduits en justice au Canada, et que le gouvernement n’accepterait pas les condamnations provenant de régimes dictatoriaux. Le ministre a fait valoir que la loi n’avait pas été revue depuis 36 ans, et que le gouvernement espérait réduire par ces changements un arriéré de 320 000 dossiers de demandes de citoyenneté.

Libéraux et néo-démocrates ont indiqué qu’ils voteraient contre le projet de loi, ce jeudi, déplorant le peu de temps accordé à son examen aux Communes et l’ajout de multiples obstacles à la citoyenneté.

Une famille de Saint-Jérôme est extradée vers le Mexique.

SAINT-JÉRÔME – La famille Zamudio qui a appris samedi qu’elle sera officiellement extradée vers le Mexique d’ici le 25 juin est dévastée par la nouvelle.

«J’ai peur parce que j’aime ma famille et c’est pour cette raison que je suis venue au Canada pour avoir ma citoyenneté. Nous sommes menacés au Mexique. Je ne sais pas quoi faire et je suis triste», a relaté Maria, la mère de cette famille qui réside à Saint-Jérôme.

Les quatre membres de la famille mexicaine se sont réfugiés au Canada en 2010 puisqu’ils craignaient pour leur sécurité ayant reçu de nombreuses menaces de mort.

Quatre ans après leur arrivée au pays, chacun des membres de la famille a obtenu un emploi et ils ont tous appris le français.

Malgré les procédures judiciaires et les nombreuses démarches, la juge de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada a tranché samedi.

Elle leur a donné une liste de trois États mexicains où la famille Zamudio pourrait se réfugier sans y être menacée.

Tenter le tout pour le tout.

Des Lavallois sous le coup d’une mesure d’expulsion

IMMIGRATION. Un couple lavallois sous le coup d’une mesure d’expulsion vers son pays d’origine attend un dernier sursis, le 27 mai, devant la Cour fédérale.

Inquiète pour ses parents, Irina Stratan tente d’épuiser tous les recours, qu’ils soient politique, juridique ou médiatique, afin de retarder le départ de ses parents, prévu le 29 mai. Ces derniers sont dans la soixantaine, vivent chez elle et s’occupent principalement de son fils aux prises avec de l’asthme chronique. Irina, citoyenne canadienne, appréhende le pire pour son garçon de six ans particulièrement attaché à ses grands-parents, mais également pour sa mère, psychologiquement fragilisée par la situation.

«Ils ne peuvent pas retourner en Moldavie du jour au lendemain, ils ne connaissent plus personne et n’ont plus de famille là-bas», lance comme dernier cri du cœur la fille du couple.

Natalia et Leonid Stratan vivent au Québec depuis maintenant sept et cinq ans, après avoir fui leur pays en lien avec une histoire d’harcèlement moral et physique de la part d’un homme haut placé au sein du gouvernement. Celui-ci aurait suivi, traqué et battu le couple à plusieurs reprises, tout en les menaçant de mort. Mme Stratan n’aurait pas voulu servir de prête-nom, afin de détourner des fonds de la compagnie dans laquelle elle œuvrait comme chef d’un département.

Demande au ministre de l’Immigration

Mis au fait de la situation, le député de Laval – Les Îles, François Pilon, en appelle au pouvoir discrétionnaire du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Chris Alexander, pour considérations humanitaires, et ce, même si une demande du même ordre leur avait été refusée récemment.

Dans sa lettre envoyée le 20 mai, M. Pilon invoque que cette expulsion «détruira leur vie» et celle de leur famille au Québec, qu’ils sont toujours en danger de mort en Moldavie en lien avec le traquenard dont ils auraient été victimes, tout en ajoutant que le couple de Sainte-Dorothée est intégré et impliqué bénévolement dans la communauté.

Schengen, c’est fini (et dire qu’on a été libres de circuler un jour).

Non, ça n’est pas l’appel de Sarko à une « suspension immédiate » de Schengen qui va faire revenir l’Europe fissa sur la libre circulation des personnes en son sein. C’est parce que l’Allemagne le veut (and guess who’s the boss ?)

Malgré une population vieillissante et un gros déficit de main-d’œuvre (il atteindrait 5,4M de travailleurs en 2025, selon l’OCDE), l’Allemagne fait face à une vague migratoire incontrôlée. Entre 2009 et aujourd’hui, le pays est passé de la 9e à la 2e place mondiale des terres d’immigration. 400.000 étrangers s’y sont installés en 2013, +38% vs 2012 ! Seuls les US attirent plus (1M de migrants), l’Allemagne étant passée devant le Canada et l’Australie.

Outre l’emballement des volumes, le profil des immigrants commence à poser des problèmes à l’Allemagne :3/4 des immigrants arrivent de pays européens de l’est (Polonais, Roumains, Hongrois, Bulgares…) ou du sud (Grecs…) et la droite (CDU/CSU, Parti de Merkel) dénonce avec de plus en plus de force le « tourisme social ».

Résultat sur Schengen : Sarko (et Valls) en a rêvé, Merkel le fera. What else is new ?

En 2013, la France a accueilli 240.000 nouveaux migrants (Source : OCDE)

Un couple roumain menacé d’expulsion.

Deux ans et demi après leur arrivée au Québec, des immigrants roumains ignorent s’ils pourront élever leur bébé ici puisque le père est menacé de renvoi par les autorités.

Enceinte de huit mois, la future maman, Oana Anca Copcea, bénéficie encore de son permis de travail même si elle a cessé de travailler par mesure préventive. Elle pourra donc accoucher sans problème dans un centre hospitalier.

Par contre, son conjoint ne détient plus qu’un permis de visiteur qui a expiré le 14 mai. Avec une situation aussi précaire, sa femme est allée à sa place à un poste frontalier, et un agent compréhensif l’a ensuite rencontré pour lui accorder un délai supplémentaire de 3 mois.

Depuis des mois déjà, son statut ne lui permet plus de travailler, et il doit patienter à la maison en attendant que son dossier évolue pour le mieux. Les fins de mois sont difficiles à boucler.

Trop long

«Je parle français. Je paye des taxes, je suis bien intégré et je veux seulement travailler. Pourquoi je dois attendre trois ou quatre ans pour un permis de résidence permanente?», se demande Ionut Bogdan.

Le couple, qui habite Scott, en Chaudière-Appalaches, apprécie son nouveau milieu de vie et écarte du revers de la main un retour dans son pays d’origine. Des membres de la famille se sont installés ailleurs au pays, à Vancouver, Toronto et Ottawa.

Ils déplorent que les démarches soient plus simples pour les candidats qui se trouvent hors du Québec. Arrivé en janvier 2012 comme ouvrier agricole, M. Copcea avoue qu’il souhaitait dès le départ vivre ici. Il n’a toutefois pas fait de demande officielle à partir de son pays d’origine.

«C’est vrai qu’il y a des gens qui viennent pour profiter du système. Mais nous n’avons pas de problèmes avec la justice et nous avons choisi le Québec spécialement pour la langue.»