Immigration : L’image tragique de l’enfant Syrien ne laisse personne indifférent au Canada.

Le drame que vivent les syriens, ne laisse personne indifférent. Les images publiées dans la presse internationale, d’un peuple en catastrophe, qui fuit la guerre, sont d’une sensibilité extrême. Les syriens gagnent d’avantage plus de sympathie, après la fameuse photo du petit Aylan Kurdi noyé sur la plage de Bodrum en Turquie.

L’image seule a pu faire un miracle dans le monde entier, et particulièrement au Canada. Où la tante d’Aylan réside depuis une vingtaine d’années. D’après ses dires, la famille Kurdi tentait de gagner l’Europe, pour simplement quêter la stabilité et assurer un avenir meilleur à Aylan (3 ans) et son frère Ghalib (5 ans).

La tante réside actuellement sur la région de la Colombie-Britannique, une zone qui a déboursé une enveloppe de 1 million de dollars, pour l’installation de réfugiés syriens dans la région. Soit une action, par laquelle Christy Clark prouve que son gouvernement ni sa province n’étaient pas insensibles au fléau des réfugiés.

Une somme importante qui devrait servir d’après la première ministre, l’ensemble des réfugiés syriens désirant d’immigrer en Colombie-Britannique. Suite à un communiqué de presse mis en ligne par le bureau de Mme. Christy Clark.

Crise des migrants : Couillard décide de parrainer une famille de réfugiés Syriens.

Le 1er ministre du Québec, M. Philippe Couillard, décide de participer pour sa part à l’opération d’accueil de réfugiés syriens, que mène le Canada, en accueillant avec son épouse une famille Syrienne, dans la province francophone.

Ils ont décidé également de faire partie d’un groupe de parrainage sa circonscription du lac Saint-Jean, à 250 km au nord de Québec… D’après les déclaration du ministre, dans l’édition du Quotidien du Saguenay.

On souligne que la majorité des réfugié qui ont été admis au Canada, depuis le début de l’année 2015, l‘ont été via des groupes de parrainage privé, des associations humanitaires, ou des groupes de 2 à 5 personnes, qui se sont engagés à subir aux besoins des personnes qu’ils prennent en charge, d’une période qui s’estime à un an au minimum.

Le gouvernement du Québec a déclaré cette semaine, sa volonté de tripler le nombre de réfugiés qu’il compte accueillir d’ici la fin de l’année, soit un nombre de 3650, au lieu de 1200 personnes. Jusqu’alors la province du Québec a reçu depuis le début de l’année 643 réfugiés.

La réaction face à la crise humanitaire actuelle, a été marquante sur le Canada, comme dans quelques pays du monde. Des personnalités connues se sont engagées en dehors de leur statut pour aider les familles syriennes qui fuient la guerre, on cite à ce sens, le maire de Toronto, M. Jhon Troy, qui avaient promis la semaine précédente leur parrainage des réfugiés syriens.

Réfugiés Syriens : Le Québec compte tripler le nombre !

En date de ce Lundi, la ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Mme Kathleen Weil, a déclaré la volonté du Québec de tripler le nombre de réfugiés syriens qu’elle comptait accueillir cette année, un nombre qui passera éventuellement de 1200 à 3650 personnes.

Pour accomplir cette volonté, le Québec dépend de la collaboration du gouvernement fédéral. En matière de délais, le ministre de l’immigration M. Chris Alexander, n’a toujours pas donné suite à Mme Weil au sujet de la réduction des délais de traitement des dossiers des réfugiés. Or, une porte-parole du Parti conservateur a toutefois donné l’assurance, à ce propos.

« Les temps de traitement pour les demandes présentées par les Syriens ont diminué considérablement. Nous traitons les cas de réinstallation des Syriens dans un délai d’un an et nous cherchons constamment des moyens de simplifier le processus » déclare la porte-parole du ministère fédéral.

Généralement, il est important de souligner que les délais d’accueil des réfugiés syriens, sont plus courts au Québec, que sur les autres régions du Canada, malgré ceci, Mme Weil persiste sur une réduction de délais en raison de la crise humanitaire qui sévit.

En ce qui concerne la famille syrienne que compte parrainer le premier ministre philippe Couillard, et suite aux déclarations de son cabinet, n’aura pas d’avantages de réductions de délais, la procédure sera soumise aux mêmes étapes que les autres réfugiés. Ce qui signifie, que le président n’accueillira pas la famille syrienne avant le printemps prochain.

La politique d’accueil des réfugiés syriens, fait la une des compagnes électorales au Canada.

C’est au tour du chef du Parti vert du Canada, Mme Elizabeth May, de critiquer la politique d’accueil des réfugiés syriens adoptée par le Canada, lors de sa présentation électorale. D’après ses dires : « Ce n’est pas difficile d’entrer au Canada parce qu’il y a des lourdeurs bureaucratiques … C’est difficile d’y entrer en raison de la structure même du modèle, qui a été revu de la mauvaise façon » a-t-elle rajouté en date du mercredi devant ses partisans.

« Nous avons changé notre approche à l’endroit des immigrés et des réfugiés de façon si substantielle que les Canadiens ne se reconnaîtront plus quand ils commenceront à regarder ce qui a été imposé au Parlement dans les quatre dernières années. »— Elizabeth May, chef du Parti vert.

Mme May, a également évoqué la loi adoptée en 2012, lors de l’arrivée de centaines de réfugiés du Siri Lanka via des bateaux en Colombie-britannique entre 2009 et 2010. « Toute personne ayant plus de 16 ans est automatiquement emprisonnée. Quant aux plus jeunes, on doit décider si on les confie aux services sociaux ou si on les laisse vivre avec leurs familles en prison pour un an », a-t-elle dévoilé.

Actuellement Mme May confirme qu’il existe moins de demande d’asile qu’auparavant, ce qui exige une réaction gouvernementale à ce propos, plus fluide et flexible.

Sherbrook : Il n’est pas question d’alléger les procédures d’immigration pour accueillir les réfugiés syriens au Canada.

D’après les déclarations du ministre de la sécurité publique et de la protection civile, M. Steven Blaney, assouplir les règles d’immigration en vigueur au Canada, rien que pour augmenter le nombre de réfugiés syriens au pays, est une chose inacceptable. Une décision qui peut se juger logique d’après une grande partie de citoyens qui refusent l’entrée des migrants sur le territoire Canadien ; En revanche, et au milieu des partis d’opposition, la décision du ministre se qualifie absurde.

Pour sa part, M. Blaney, et lors de sa visite à Sherbrooke, a confirmé qu’il faut pas glisser dans le sentimental, il est vrai que sauver des vie est un devoir envers l’humanité avant tout, mais il faut se soucier également de la stabilité du pays ainsi que celle des citoyens Canadiens. Accueillir une tranche de personnes provenant de pays en conflit n’est pas un jeu, rajoute t-il.

D’après les statistiques du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Canada se positionne à la quarante et unième pace, avec un nombre de 420 réfugiés par 100 000 habitants… Rapporte Le Soleil.

Pour M. Blaney, il a également rappeler lors de sa visite à Sherbrook, que le gouvernement conservateur réélu, adoptera plusieurs mesures, 100 % en faveur des citoyens canadiens, soit un renforcement de Réserve des forces armées canadiennes, ainsi que l’amélioration des allocations pour la perte de revenus des anciens combattants canadiens… « Rebâtir la force militaire du Canada est une priorité pour notre gouvernement depuis que nous sommes au pouvoir »… « Ces mesures vont donner aux Forces armées canadiennes la profondeur stratégique dont elles ont besoin pour répondre aux urgences et aux défis variés, et parfois nombreux, à l’échelle nationale et internationale.», affirme t-il dans un communiqué de presse.

Francine Landry : Oui au Réfugiés Syriens, mais pas au détriment des citoyens !

La ministre de l’immigration du Nouveau-Brunswick, Mme Francine Landry a clairement exprimé sa solidarité vis-à-vis des réfugiés syriens, sauf que d’après elle, ce sentiment de responsabilité que le gouvernement doit éprouver pour les nouveaux migrants, ne doit pas être au détriment des citoyens Canadiens.

Lors d’une entrevue sur les ondes d’Ici Radio Canada Première, Mme la ministre a exprimé pour la seconde fois, son soutient aux programmes des autres provinces, pour soutenir le peuple Syrien. D’ailleurs entre les années 2010 et 2014, près de 33 réfugiés Syriens ont franchi le Nouveau Brunswick. Confirme t-elle.

« C‘est certain que pour le gouvernement, la priorité c’est de trouver du travail pour les gens d’ici. Mais nous avons un défi démographique et les gens vont partir à la retraite dans les prochaines années. Si le Nouveau-Brunswick veut se sortir du marasme économique que l’on a connu dans les dernières années, il y aurait lieu que l’on ait des immigrants chez nous. » Rajoute la Ministre.

Sur les médias sociaux, les canadiens se divisent en deux, la partie qui soutient l’accueil des réfugiés Syriens, et celles qui abhorre l’idée complètement. Parmi ces commentaires on souligne :

« Pas de réfugié, c’est pas notre problème. Réglons nos problèmes avant et après on regardera le reste de la planète. »

« Savez vous que la plupart de ces migrants sont musulmans? » Ou encore… « Qui reston chez eux! Pas besoin csa icite (sic) »

Le Canada compte accélérer les procédures d’accueil des réfugiés Syriens, sans générosité dans la cible.

Le ministre de la Citoyenneté et de l’immigration du Canada, M. Chris Alexander, a clairement manifesté son soutient à l’accélération des procédures d’accueil des réfugiés Syriens, tout en soulignant que la partie des conservateurs ne prévoit pas une augmentation dans l’objectif ciblé à l’heure actuelle.

Un grand débat tourne autour du nombre de réfugiés Syriens qu’il faut accepter au Canada, d’une part les libéraux proposent de parrainer 25 000 personnes d’ici la fin de l’année, d’autre part, les néo-démocrates proposent 46 000 réfugiés, sur une période de cinq ans. Pour la partie des conservateurs, pas de changement, le nombre restera à 20 000 réfugiés Syriens.

Le gouvernement Harper, s’est engagé en mois de Janvier de l’année courante, d’accueillir près de 10 000 réfugiés, sur une période de 3 ans, juste après cette décision, plus précisément lors de la compagne électorale, le chef conservateur a dévoilé son engagement pour accueillir 10 000 réfugiés de plus d’ici 4 ans.

Actuellement le Canada a chiffré en mois d’Août la réception de près de 2374 réfugiés Syriens, ce nombre regorge 1300 personnes qui ont été accueilli dans le cadre d’une première cible fixée par le ministère de l’immigration en 2013. Soit 1074 personnes sur un objectif de 10 000 personnes que le gouvernement comptait recevoir.

« Nous pensons très fermement qu’il faut accélérer l’accueil des réfugiés syriens au Canada… On a réduit la longueur des enquêtes, on a réduit les temps de traitement des applications, il faut faire plus » affirme Chris Alexander, tout en rappelant qu’il y a presque 4 millions de Syriens qui ont quitté leur pays depuis de début de la guerre. Ceci exige un devoir vis-à-vis de l’humanité, mais d’un autre côté une grande alerte de la part du gouvernement pour éviter toute menace terroriste sur le terrain.

Réfugiés Syriens : Saskatoon se divise en deux !

Plusieurs habitants de la région de Saskatoon se sont manifestés, pour demander au gouvernement Canadien d’être plus généreux, et d’agrandir au maximum le nombre des Syriens que le pays compte accueillir. En revanche, une autre tranche a malheureusement perturbé le déroulement de cette manifestation, qui s’est déroulée à la place Civic Square, sise près de l’hôtel de ville, en clamant que les réfugiés Syriens « doivent rentrer à leur pays ».

« Y‘a plus de huit millions de Syriens qui sont déplacés en ce moment puis le Canada a accepté 2300 réfugiés ces derniers deux ans, puis ont demande au gouvernement Canadien d’accepter plus que 10 000 réfugiés Syriens », explique la Dre Mahli Brindamour, organisatrices de l’événement.

Il existe des Syriens qui habitent au Canada depuis un bon nombre d’années, et qui désirent tout simplement faire parrainer les membres de leur famille. Mais les processus d’accueil prennent au minimum 2 ou trois années, ce qui est tout simplement trop long rajoute t-elle.

Plusieurs organisateurs de la manifestation ont été choqués par la réaction de quelques passants, qui refusaient en criant l’accueil des réfugiés Syriens dans leur pays. C’est d’ailleurs le cas de Mme Sylvia Mcadam, fondatrices du mouvement Idle No More… « Je suis bouleversée parce qu’en tant qu’autochtone nous sommes victimes de ce type de racisme et de voir ça ici c’est horrible! » déclare t’elle.

Généralement chacun est libre de s’exprimer comme il lui semble juste, le plus important c’est le respect des différences, ainsi que du symbole de la paix. C’est ce qui dévoile Mme Doha Kharsa, une réfugiée Syrienne qui s’adressait à la foule : « Cette guerre nous ne l’avons pas crée, les réfugiés ne l’ont pas créée, nous n’avons pas le choix de laisser notre pays et de venir ici… Les réfugiés ne sont pas en sécurité, ils font face à la mort chaque jour. » Note t’elle.

La région de Vancouver rend hommage à la famille Kurdi.

Une cérémonie a été organisée le Samedi, dans une salle de théâtre à Vancouver, à la mémoire des membres de la famille Kurdi, mots noyés cette semaine sur les plages turques. Soit une initiative qui a fait réagir près de 200 personnes, mouvementées particulièrement par la photo d’Aylan, 3 ans, mort tragiquement comme des milliers de réfugiés qui fuient au quotidien la guerre et le néant.

Les proches de la famille Kurdi, ainsi que plusieurs personnes se sont réunis, dans la salle de théâtre à Vancouver, qui a été ornée de ballons blancs et de roses et de la prise du petit Aylan, son frère Ghalib et leur maman Réhanna.

Il est important de signaler que la crise des réfugiés n’a pas eu l’intérêt qu’elle mérite à l’échelle internationale, qu’après la publication de la photo du petit Aylan Kurdi, mort tragiquement sur les plages turques. Cette photo a été l’élément déclencheur des réactions dans le monde.

Mme Kurdi, a déclaré durant la cérémonie que dès qu’elle a vu pour la première fois la photo sur le web, elle a directement su qu’il s’agissait de son neveu, quelques heures plus tard, elle a reçu l’appel, qui lui a confirmé le drame. La Tante se sentait coupable, vu que c’est elle qui a prêté une somme de 5000$ à son frère pour qu’il puisse payer les passeurs du bateau, qui a chaviré sur son trajet entre la Turquie et la Grèce.

Pour Abdulah, le père de la famille noyée, et malgré le drame qu’il a vécu, est fière que la mort de ses petits enfants a fait réveiller le monde.

Mme Kurdi a éprouvé sa grande inquiétude pour la vie de son frère à Kobané en Syrie, vu que jusqu’alors il dort au sol près des tombes de sa femme et ses enfants ; En fondant en larme, elle a exprimé sa grande tristesse pour ses neveux qu’elle n’a jamais connu à cause de la guerre civile qu’endure leu pays…. Avec la phrase de : «Je n’ai plus rien à dire», Mme Kurdi a conclu en quittant la scène.

Le père du petit Aylan Kurdi refuse de recevoir des cadeaux du Canada.

Après la perte de sa femme est ses deux enfants, Abdullah Kurdi ne veut plus rien du Canada !

Le père d’Aylan Kurdi, dont la photo a suscité une vague d’émotion incomparable dans le monde entier, et après le refus en juin dernier de sa demande d’asile déposée pour lui et sa famille, refuse totalement d’accepter la nationalité canadienne qui lui a été offerte par le Ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration.

« Chris Alexander a affirmé que son département a proposé au père d’Aylan après la mort de sa famille la Citoyenneté Canadienne , mais ce dernier a refusé  »

Pour sa part la sœur d’Abdullah, résidant au Canada depuis plus d’une vingtaine d’année à Vancouver, a déclaré à la presse, que son frère avait déposé une demande d’asile pour lui et sa famille, une demande qui a été malheureusement refusée par les autorité Canadienne en mois de juin 2015.

Cette information a également déclenché une vague de colère chez plusieurs citoyens et intervenants. Parmi les réactions à ce propos on souligne celle de Mme Loly Rico, en sa qualité de présidente du Conseil Canadien pour les réfugiés, qui avait exprimé que : « Nous ne devons pas attendre qu’une tragédie survienne pour nous mobiliser. Si le Canada avait ouvert ses portes aux réfugiés syriens, ces enfants seraient encore en vie».