système d’immigration plus rapide et plus souple

Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Chris Alexander, a accueilli favorablement aujourd’hui les mesures du Plan d’action économique (PAE) 2014 visant à créer un système d’immigration plus rapide et plus souple, qui contribue véritablement à la prospérité à long terme du Canada.

Le PAE 2014 annonce l’intention du gouvernement de mettre fin au Programme fédéral d’immigration des investisseurs (PII) et au Programme fédéral des entrepreneurs (PE), d’éliminer le vieil et important arriéré dans le traitement des demandes et d’ouvrir la voie à l’instauration de nouveaux programmes pilotes qui répondront réellement aux besoins du marché du travail et de l’économie du Canada.

Le PII existant génère des retombées économiques limitées au Canada. Des recherches démontrent que les immigrants investisseurs paient moins d’impôts que d’autres immigrants économiques, qu’ils sont moins enclins à demeurer au Canada à moyen et à long terme et qu’ils ne possèdent pas souvent les compétences nécessaires, notamment la compétence dans les langues officielles, pour s’intégrer aussi bien que les autres immigrants originaires des mêmes pays qu’eux.

En éliminant le PII et le PE, et les arriérés qui y sont associés, le gouvernement pourra concentrer ses efforts à attirer des gens d’affaires d’expérience et à obtenir les capitaux d’investissement qui profiteront le plus à l’économie canadienne.

Le nombre de nouveaux citoyens canadiens en février 2014 est près du double de ce qu’il était l’an dernier

Plus de 19 200 personnes venant de 193 pays sont devenues des citoyens canadiens dans le cadre de cérémonies de citoyenneté qui ont eu lieu partout au Canada au cours du mois de février. Il s’agit d’une augmentation de près de 100 pour cent par rapport à la même période l’année dernière (février 2013), période pendant laquelle environ 9 980 personnes ont obtenu la citoyenneté à l’échelle du Canada.

C’est dans le cadre de 220 cérémonies de citoyenneté qui ont eu lieu partout au pays au cours du dernier mois, dans des endroits allant de gymnases d’école, aux bureaux de Citoyenneté et Immigration Canada, en passant par des hôtels de ville et des salles de conférence dans des hôtels, que le Canada a accueilli nos plus récents Canadiens.

Ces chiffres élevés témoignent du fait que, le système devient plus efficace, et que l’arriéré des demandes de citoyenneté diminue, ce qui permet à davantage de personnes de réaliser plus tôt leur rêve de devenir des citoyens canadiens. Les modifications proposées par le gouvernement dans le projet de loi C-24, Loi renforçant la citoyenneté canadienne, permettront également de réduire les délais d’attente en simplifiant le processus décisionnel visant la citoyenneté. On s’attend à ce que ces modifications fassent passer les délais de traitement moyens des demandes de citoyenneté à moins d’une année et que l’arriéré actuel diminue de plus de 80 p. 100 d’ici 2015-2016.

premier arrivé, premier servi

Québec propose la fin de la politique du «premier arrivé, premier servi» pour les immigrants. La ministre responsable Diane De Courcy a déposé mardi un projet de loi pour mettre à jour la vieille Loi sur l’immigration, qui date de 1968.

«La formule du premier arrivé, premier servi rendait perdant tout le monde», a-t-elle expliqué.

La sélection devrait reposer plutôt sur une «déclaration d’intérêt», propose-t-elle. Les candidats rempliraient une fiche. Elle renseignerait Québec sur leur âge, leur maîtrise du français, leur formation et leur expérience professionnelle. Les candidats seraient classés par «ordre de priorité». On contacterait ceux qui sont les mieux adaptés aux besoins du marché du travail.

Cela permettrait par exemple de recruter maintenant plus d’ingénieurs civils ou d’orthophonistes, des métiers en demande, a expliqué Mme De Courcy.

La loi actuelle ne mentionne même pas «la francisation, la régionalisation et l’intégration parmi les objectifs de la loi», déplore Mme De Courcy. Son nouveau modèle s’inspire des pratiques déjà en vigueur notamment en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il ne s’appliquerait toutefois pas aux demandes de réfugiés ou de réunification familiale, précise la ministre.

Cette banque serait renouvelée tous les deux ans. On modifierait au besoin les critères pour arrimer l’immigration aux besoins changeants du marché du travail. Cette méthode serait aussi «plus efficace», soutient la ministre de l’Immigration. Le système actuel crée un «engorgement». On pourra aussi donner l’heure juste plus rapidement aux candidats qui ne répondent pas aux critères, ajoute-t-elle.